
Comme beaucoup de porteños à cette période de l’année, j’ai décidé moi aussi d’aller prendre l’air des environs et de m’éloigner un peu de l’agitation de la capitale, le temps d’un week-end. Je me suis donc jointe à mes deux colocs argentins et à leurs amis pour aller faire un tour dans une petite ville balnéaire à 320 kms au nord de Buenos Aires, nommée Colón et située dans la province d’Entre Ríos, à la frontière avec l’Uruguay.
Problème : on a très mal choisi notre moment. La chaleur caniculaire des derniers jours avait déjà commencé à éclater pendant la semaine. Jeudi, elle se transforme en une pluie incessante. Tout en consultant les prévisions météo alarmantes, on achète nos tickets de bus. On décide de compter sur la chance, bien qu’en y croyant à moitié. Au moment du départ, vendredi soir, il pleut toujours à flots. Les éclairs et le vent nous accompagnent pendant les cinq heures de bus/micro. Arrivée à 6h du mat environ dans un petit jour sombre et maussade. Café con leche, medialunas (la version argentine des croissants dont je dois avouer qu’elle n’a en commun avec son inspiration française que la forme, en taille réduite, une pensée attendrie pour mes boulangeries chéries de France), attente interminable d’un taxi (on se rend compte qu’il n’y en a que deux qui font quarante fois le tour de la ville pour déposer tout le monde). Les routes sont de terre, très peu de rues disposent des trottoirs donc c’est le parcours du combattant avec les valises et la tente. Arrivée dans la boue au camping.
Vision effarante : la plage du camping a simplement disparu, entièrement recouverte par le fleuve débordant qui a inondé rues et champs sur son passage. Impossible de monter la tente. On se réfugie sur la terrasse couverte du resto du camping, bordée par l’eau montante. Pendant que mes compagnons de malchance jouent de la musique, je regarde l’étendue brunâtre et menaçante se perdre dans les arbres de l’île d’en face. Je précise que c’est la première fois que mes colocs voient ça. Apparemment, ces pluies diluviennes, ici, à Buenos Aires, ou dans la région, n’ont rien de normal mais se multiplient avec le changement climatique.

Problème : on a très mal choisi notre moment. La chaleur caniculaire des derniers jours avait déjà commencé à éclater pendant la semaine. Jeudi, elle se transforme en une pluie incessante. Tout en consultant les prévisions météo alarmantes, on achète nos tickets de bus. On décide de compter sur la chance, bien qu’en y croyant à moitié. Au moment du départ, vendredi soir, il pleut toujours à flots. Les éclairs et le vent nous accompagnent pendant les cinq heures de bus/micro. Arrivée à 6h du mat environ dans un petit jour sombre et maussade. Café con leche, medialunas (la version argentine des croissants dont je dois avouer qu’elle n’a en commun avec son inspiration française que la forme, en taille réduite, une pensée attendrie pour mes boulangeries chéries de France), attente interminable d’un taxi (on se rend compte qu’il n’y en a que deux qui font quarante fois le tour de la ville pour déposer tout le monde). Les routes sont de terre, très peu de rues disposent des trottoirs donc c’est le parcours du combattant avec les valises et la tente. Arrivée dans la boue au camping.Vision effarante : la plage du camping a simplement disparu, entièrement recouverte par le fleuve débordant qui a inondé rues et champs sur son passage. Impossible de monter la tente. On se réfugie sur la terrasse couverte du resto du camping, bordée par l’eau montante. Pendant que mes compagnons de malchance jouent de la musique, je regarde l’étendue brunâtre et menaçante se perdre dans les arbres de l’île d’en face. Je précise que c’est la première fois que mes colocs voient ça. Apparemment, ces pluies diluviennes, ici, à Buenos Aires, ou dans la région, n’ont rien de normal mais se multiplient avec le changement climatique.

On se décide pour un hôtel, pas trop le choix de toute manière, et on va passer la journée au complexe thermal d’à côté. C’est un ensemble de piletas (piscine) d’eau caliente couvertes ou à l’air libre dénivelant au milieu des arbres et de la pelouse. On voit le fleuve qui a enflé jusqu’à nous. Il semble que tous les vacanciers désemparés se sont donnés le mot pour atterrir ici, au milieu des jets d’eaux, de la pluie et du vent. Colón est un lieu de villégiature pour argentins. On n’en doute pas quand on regarde toutes les familles assises au bord des piscines, en train de siroter le maté traditionnel (sorte d’infusion amère ressemblant au thé que l’on boit à tout heure de la journée, en famille, entre amis, dans la rue, les magasins, chez soi, n’importe où), un thermos à la main. Le côté latino tel qu’on l’imagine se note dans le choix des maillots de bain de certaines jeunes filles (ou moins jeunes d’ailleurs). Comme partout, les activités principales de ce genre d’endroit de repos une fois qu’on s’est épuisé à rester immobile dans un bassin : manger (milanesas, hamburgers, papas fritas con huevos ou tout autre « aliment » venant dans un sachet plastique) et boire (bière et boissons gazeuses de préférence, les argentins adorent ça et il existe toute une gamme de goûts et de marques, dont des versions 0% pour les filles, Ser étant la plus connue.
Miracle de fin de journée : la pluie cesse tandis que les rayons du soleil reprennent péniblement le dessus. Les alentours semblent transfigurés sous l’effet de la luminosité.

Passage match de foot à l’hôtel, instant de compassion pour la Boca qui perd 2 à 4 contre Newell’s. Au dîner, je déguste ma première parilla depuis le début du séjour, assortiment de morceaux de viande rouge ou de volaille cuits sur le grill, plus que moins gras (Louis, pas de doute, tu adorerais !). Idée lumineuse de me changer avant d’aller faire du karting dans la boue…
Le dimanche, retour d’une chaleur écrasante. Balade dans Colón : la ville est petite, calme et reposante, rien à voir avec Buenos Aires. Comme toujours, les rues sont en damier. La végétation est assez luxuriante et encadre de charmantes maisonnettes, dont beaucoup sont destinés à la location pour les vacanciers de passage. Bon, compagnie de garçons oblige, on consacre une partie de l’aprèm à un centre de jeux vidéos. Bien sûr, mes scores sont lamentables. Retour aux thermes version ensoleillée et familles argentines en pleine séance de bronzage. Piletas encore plus remplies que la veille, enfants qui crient et sautent dans tous les sens. Comme la veille, mes copains argentins passent leur temps à jouer guitare normale, guitare à quatre cordes, percus et une espèce de curieux mini-clavier de piano portatif relié à un tuyau dans lequel on souffle pour faire sortir les notes. Plus facile à comprendre que quand ils déconnent en espagnol…

Déjà, retour en bus à Buenos Aires. Les bus argentins sont très spacieux et confortables. Il y a même une machine à café (enfin un liquide couleur café au goût de sucre) en libre-service et une distribution d’en-cas (notamment le fameux alpha-rolls au dulce de leche anti-nutritif). Clim à fond comme toujours.
Et demain, après ce week-end estival argentin, départ pour une toute autre ambiance, à Rio ! Bien sûr, au lieu de me préparer, je traîne à raconter ma vie sur ce blog…
Miracle de fin de journée : la pluie cesse tandis que les rayons du soleil reprennent péniblement le dessus. Les alentours semblent transfigurés sous l’effet de la luminosité.

Passage match de foot à l’hôtel, instant de compassion pour la Boca qui perd 2 à 4 contre Newell’s. Au dîner, je déguste ma première parilla depuis le début du séjour, assortiment de morceaux de viande rouge ou de volaille cuits sur le grill, plus que moins gras (Louis, pas de doute, tu adorerais !). Idée lumineuse de me changer avant d’aller faire du karting dans la boue…
Le dimanche, retour d’une chaleur écrasante. Balade dans Colón : la ville est petite, calme et reposante, rien à voir avec Buenos Aires. Comme toujours, les rues sont en damier. La végétation est assez luxuriante et encadre de charmantes maisonnettes, dont beaucoup sont destinés à la location pour les vacanciers de passage. Bon, compagnie de garçons oblige, on consacre une partie de l’aprèm à un centre de jeux vidéos. Bien sûr, mes scores sont lamentables. Retour aux thermes version ensoleillée et familles argentines en pleine séance de bronzage. Piletas encore plus remplies que la veille, enfants qui crient et sautent dans tous les sens. Comme la veille, mes copains argentins passent leur temps à jouer guitare normale, guitare à quatre cordes, percus et une espèce de curieux mini-clavier de piano portatif relié à un tuyau dans lequel on souffle pour faire sortir les notes. Plus facile à comprendre que quand ils déconnent en espagnol…

Déjà, retour en bus à Buenos Aires. Les bus argentins sont très spacieux et confortables. Il y a même une machine à café (enfin un liquide couleur café au goût de sucre) en libre-service et une distribution d’en-cas (notamment le fameux alpha-rolls au dulce de leche anti-nutritif). Clim à fond comme toujours.
Et demain, après ce week-end estival argentin, départ pour une toute autre ambiance, à Rio ! Bien sûr, au lieu de me préparer, je traîne à raconter ma vie sur ce blog…
oh ben tranquillou les bus, et tu peux fumer ? (Paroles d'une nana qui en a marre de vivre dans un pays anti-clopes!)
RépondreSupprimerau fait, ca fait un peu papier peint dégueu des années 1960 ton fond de blog ;-)..
RépondreSupprimerah non, en argentine aussi ils sont pas si cools que ca avec la clope, et dans les bus ils preferent garder l air pur de la clim...
RépondreSupprimerde quoi degueu mon papier peint moi j aime bien ca fait parchemin, du cp, cst meme plus medieval qu annes 60
trop belles les photos!!
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