mercredi 26 janvier 2011

Hola hola hola hola hola hola !!!!!!!!!!

Pendant que l'eau de mon maté chauffe (pour la deuxième fois après l'avoir déjà laissé bouillir une fois ce qui est normalement proscrit si on veut faire un bon maté...), j'en profite pour vous envoyer un petit message d'arrivée! ah mince loupé, elle a encore bouilli... bref...

Oui dc très bien arrivée! La compagnie brésilienne Tam qui m'a emmené, nikel chrome, avec les petits écrans de télé, pas trop d'alcool en revanche...à l'heure, petit passage de trois heures par Sao Paulo, au final j'ai bien aimé la transition brésilienne.
A l'arrivée, il pleuvait à cordes comme ca arrive souvent à Bs As notamment en été. Du coup on est resté un peu ds l'avion le tps qu'Ezeiza (l'aéroport) nous cherche un mini bus parce que bien sûr l'organisation c'est pas le fort de l'Argentine. Après autre pb à l'immigration, auquel j'avais vraiment pas pensé... c'est qu'il y avait pénurie du petit papier à remplir et à remettre, parce que à part ca bien sûr on entre en Argentine comme dans un moulin. J'ai failli me mettre à pleurer tellement j'étais pressée de passer de l'autre côté et que je voyais des gens arriver avec les petits papiers sans comprendre où ils les avaient trouvé....

Bref, je finis par en trouver un et enfin entrée officielle sur le sol argentin (ahhh!!!!) autorisée par une jeune femme qui sur le coup veut me parler en anglais avant de s'apercevoir que j'ai quarante tampons d'entrée en Argentine sur mon passeport et donc continue à me parler en espagnol...et me souhaite la bienvenue. Bah oui qd mm!!!
Encore un peu de temps perdu le temps de me rendre compte que j'étais en train d'attendre les bagages qui venaient de Miami et non de Sao Paulo (y'avait que deux tapis, bien sûr y'a fallu que je choisisse le mauvais)

Et enfin le grand moment attendu, j'enfonce de travers les portes d'arrivée avec mon charriot recouvert de bagages. Petit moment de stress, à tourner la tête dans tous les sens, et soudain j'aperçois une tête familière, Hernan...!!! Et voilà, énorme joie bien sûr des retrouvailles, qui ne descend toujours pas depuis une semaine aujourd'hui que je suis arrivée!

Retour à la casa Tacuari que je retrouve toute calme car beaucoup des colocs sont partis en vacances. Restent Santiago l'équatorien, el Pelado (Martín) qui a emménagé peu après mon départ et passe ses matinées à jouer du piano ou de l'accordéon, l'autre Martín et un nouveau avec qui j'ai peu parlé. Emiliano est revenu hier d'un voyage au nord du Chili où il a rendu visite à Lufi, le coloc chilien rentré en vacances chez sa famille.

Retrouvailles avec un Buenos Aires transformée en étuve. Les rues familières, toutes défoncées de San Telmo, poubelles éventrées et sacs poubelles se baladant, les graffitis, les vieux immeubles coloniaux délabrés et leurs balcons incurvés..., les familles ou les jeunes arrêtés à discuter sur les paliers, les commerces de quartier tenus par les chinois et les boliviens, les beaux quartiers chics ombragés du Nord au style haussmannien entourés de leurs énormes parcs, le centre chaotique à la circulation infernale presque insupportable entre midi et deux...
Petite balade le jeudi une fois le soleil revenu du côté d'un grand lac au nord de la ville. N-ème tentative manquée pour aller au Planétarium fermé jusqu'au lendemain du jour où on passe...

Sortie le soir au fameux centre culturel du quartier d'Abasto (de Gardel et du grand marché cf article du blog...), le Konex. Le Konex est connu pendant les belles saisons pour ses fameux lundi soir de percussions en plein air qui attire tous les touristes de passage et vaut effectivement le coup. Mais pendant l'été, il y a des trucs presque tous les soirs, entre autres le jeudi c'est Dancing Moon un groupe de peut être douze musiciens qui viennent faire des reprises. Vraiment chouette. Je mettrai des images plus tard. Là-bas, on retire ses tickets pour aller prendre son verre d'un litre de bière (ou de fernet-coca) qu'on fait tourner et on profite de l'air rafraîchi du soir en regardant le ciel, l'espèce d'araignée géante de fils électriques ou je ne sais quoi déposée en haut d'un des quatre murs très hauts qui encadrent la grande cour, ou encore la façade de petites vitres carrées colorées sur laquelle descendent en escalier dans un rouge éclatant les cinq lettres du KONEX.


Le week-end, camping sur une île du Tigre. Tigre est une province au Nord du Grand Buenos Aires qui s'étend sur le delta du fleuve du Paraná. L'endroit parfait pour venir durant l'été ou le printemps. La ville est donc traversée par plusieurs bras d'eau et en prenant un bateau il est possible d'aller se balader entre les îles et de s'arrêter sur une d'entre elles pour monter sa tente ou louer une cabane... Par certains aspects, Tire ressemble à un marécage. La couleur de l'eau tire vers le marron et la végétation y est abondante,au point qu'on ne distingue pas bien la démarcation entre les îles. Sur l'eau s'avancent des petits pontons plus ou moins en bon état où viennent s'arrêter les bateaux pour y déposer leurs passagers, beaucoup de carcasses de bateaux échouées et rouillées donnent une note un peu spéciale au lieu.
L'île où était notre camping était de petite taille et sympathique. Il y avait un monde fou partout, notamment sur les petites bouts de plage aménagés. Parties de truco, matés, détente...

Le reste du temps, j'ai commencé à me mettre à chercher un appart. Il fait une chaleur si étouffante qu'il est difficile de garder longtemps les pieds dehors de toute façon. Après avoir posté une annonce sur le site de Comparto del depto que j'avais utilisé l'année dernière et par lequel j'avais trouvé la casa Tacuari, je me suis retrouvée inondée de mails... en même temps je cherchais un appart toute seule. En fait c'est super chaud de louer un appart seule sans garantie, sans papier... En revanche, il est possible d'acheter des fausses garanties (qui coûtent par exemple 1000 dollars) procurées par des entreprises spécialement dédiées à cela..., encore une fois en Argentine, on sait être inventif et on trouve des solutions à tout...mais bon bof bof.... Sinon, il y a les locations temporaires sans garantie à donner (style les apparts de vacances) mais qui de fait coûtent bien plus chères avec des prix bien sûr toujours délivrés en dollars...
Bon, en fait, la nouvelle idée, c'est qu'on prenne un appart à deux avec Hernan, où j'emménagerai seule dans un premier temps et où il me rejoindra en novembre une fois le bail de Tacuari arrivé à échéance. On a trouvé un appart génial qu'on a visité hier mais il faut une garantie de la capitale fédérale (ie procurée par quelqu'un ayant une propriété dans la capitale, celles dans la province ne marchant pas) donc il est en train de chercher...

J'essaie de me remettre à bosser doucement pour mon mémoire en attendant d'être bien installée quelque part parce que ca peut prendre du temps si on reste sur cette idée de l'appart à deux. Je rentre les données des sondages que j'avais fait auprès des participants des groupes de théâtre communautaire.

La clope, c'est medio medio...j'ai pas fumé pendant plusieurs jours après mon arrivée et là j'ai repris quelques clopes par jour en fin de journée...

Par rapport à l'espagnol, j'ai l'impression d'avoir fait un énorme bond en avant et d'avoir un meilleur accent, ce qui est très agréable et me donne le secret espoir qu'un jour il n'y ait plus écrit "touriste" sur mon front...

Bon, là j'ai vraiment écrit un roman donc je vais vous laisser respirer un peu...
Donnez moi des news!!!!
Je vous embrasse fort

1 commentaire:

  1. Pour le maté, je vote pour la bouilloire électrique.
    ça fait hurler les Argentins, mais je remarque quand même qu'après y avoir goûté, mes colocs de La Plata, puis ceux de Buenos Aires l'ont adoptée...

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